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Philosophie, psychologie,conscience, spiritualité, religion, yoga, sacré, laïc, chamane, sciences et autres approches, pratiques humaines de soi, de notre vivant, de toutes nos dimensions face à cette immensité l’univers, de quoi nous donner le tournis ! Des mots, des termes, un point de vue à former pour être ce que nous sommes et bien vivre cette expérimentation la Vie !

 

L’approche du Yoga, l’expérimentation pratique et du Samkhya, plus théorique sont liés, elles demandent un abord de la connaissance par le vrai et non l’erroné, source de l’illusion, pour cela clarifier porter un sens au mots, concepts, pensées est essentiel, ce qui demande définitions, principes et pratiques, étymologie pour avancer sur nos points de vue.  

 

Définition de religion : « Rapport de l’homme à l’ordre du divin ou d’une réalité supérieure, tendant à se concrétiser sous la forme de dogmes ou de croyances, de pratiques rituelles et morales. Mêlant foi, philosophie, morale, psychologie, sociologie, théologie, besoin et indifférence à celle-ci, étymologiquement définie par le mot latin religare. » cnrtl

 

Il y a ici d’entré une notion de pratique, puis de sciences : morale, psychologie etc.., tentant à parvenir à une relation entre une réalité supérieure et le monde ordinaire, l’homme etc…

 

Chez les anciens la doctrine était peu de chose c'étaient les pratiques qui étaient l'important. C’étaient elles qui étaient obligatoires et qui liaient l'homme à cette partie, réalité supérieure, ligare, et religio, ce qui est définies par choisir ou porter attention ; une Attention, une conscience de cela, ce qui nous touche, nous questionne comment y parvenir nous être spirituel, doté d’un esprit, une réflexion serait ce un processus, des pratiques ?

 

Il y a aussi selon Ciceron qui porte une notion de citoyenneté, de participation active à la cité pour religio. Cette notion on la retrouve dans les évangiles selon Jean : « aimez-vous les uns et les autres ». Ce que l’on retrouve dans le Yoga, ce point de vue, qui avec Vivekananda est exprimé par cela : « ..ne dites pas aux autres d’aimer, mais aimez ! » Mais aussi dans les traditions chamaniques qui parlent de l’importance du groupe, des cercles de guérison spirituels, avec un homme-médecine, prêtres de l’âme, pour les pratiques, mais aussi et surtout du soutien conscient de la communauté pour chaque individu dans ce processus libérateur humain situé entre Terre et Ciel. 

 

Tout ceci ramène à l’individu au groupe, sa famille et à notre responsabilité à ce sujet et cela exprime sûrement cette notion de pratique, de partage, d’art, de science, de recherche consciente pour parvenir à l’âme, en groupe ou en individuel. Voilà cette « religion » religar du cœur, de l’esprit basée sur l’apprentissage, la connaissance de soi, et l’application pratique dans notre monde, notre réalité perçue pas à pas. Un apanage de simplicité, particulièrement incarnée par les peuples premiers, ce à quoi on pourrait s’écarter dans notre monde moderne, matériel, individuel, ceci n’est peut être qu’un demande de renouveau et d’implication de tous. 

 

"Science sans conscience n'est que ruine de l'âme." Rabelais

 

Un état d’être communément exprimé par la Paix, la Joie intérieure, voilà ce que l’on peut retrouver dans une trame commune des spiritualités, dont la base du questionnement est  la vie, la mort, la vie après la mort ? Ceci est de l’ordre du questionnement de chacun, un choix, une discipline, un devoir humain semblerait t’il ? Pourquoi ? Pour ce repos intérieur, source de joie et de bienveillance pour tous, un épanouissement qui est ici et maintenant. Cette phrase est plutôt évocatrice : « L’âme en repos : un rien ne la touche, rien ne l’atteint. » Inconnu

 

Une pratique individuelle intérieure, pour une action une vie qui est universelle, ce qui demande une approche non dogmatique, ni superstitieuse, une science, une méthode qui demande clarté de l’esprit. Une pratique physique, psychique, mentale, énergétique, morale par les sciences et connaissances ce qui n’est pas facile, mais se devrait être un accès simple et sacralisé.

 

Le yoga répondrait t’il à cela ? Voyons la définition de Yogi, Yoga

 

Yogi : Du point de vue hindou, un yogi du sanskrit : yogï ou yogin au féminin, yogini c’est un ascète pratiquant le yoga. Il peut être un samnyâsin, un sādhu ou un guru. Le terme ne désigne pas une fonction, mais une forme d'engagement spirituel ; il est également utilisé dans le bouddhisme pour désigner celui qui se consacre à l'entraînement mental.

 

Yoga : Yoga « joindre, lier, joug », dans le recueil paninéen des racines verbales, le dhatu-patha, une autre racine YUJ est donnée, signifiant « repos » (samadhi),  celle-ci est retenue par le commentateur Vyasa.  La définition du Yoga-sutra est : « le yoga est l’arrêt, la mise au repos, des mouvements du mental ».    

 

Il nous faudrait avoir soif à cela, car cette source, cette onde pure ne vient à soi que si il y a une stimulation, une prise de conscience. Un désir qui est plus distinct, reconnu et centré, une soif, du vivant qui est en soi pour se recentrer, ceci vient par la clarté, le discernement progressif, d'ou les pratiques conscientes, mentales et physiques. Tout cela on peut juste le stimuler, sans l'imposer, car les règles de toutes spiritualités correctes sont à l’image de celle du Yoga : en premier lieu de ne pas nuire, ne pas forcer, du vrai, de l'honnête, le contrôle de soi et la satisfaction de ce qui est. Ce qui amène à cette pensée du Yoga et à son enseignement  qui se doit d’être bienveillant, juste et vigilant, ferme et heureux sthira sukham dans sa posture, son comportement, sa discipline pour parvenir à notre véritable dimension.

 

Jean Hebert spécialiste du Yoga, rappelle que l’état de Yoga est celui ou l’homme est sous le même joug du Divin, c’est-à-dire lié au Divin, ce qu’exprime l’idée du mot français « re-ligion », religar en latin, conjugal, joug qui ont de la même étymologie, union Yoga. Cela exprime que « l’homme apparent » a retrouvé « l’homme réel » en recouvrant sa vraie nature, l’Âme, et il vit conformément à elle. La pratique du Yoga est une discipline ou l’homme s’efforce de parvenir à l’état de Yoga, un niveau supérieur de conscience, assiduité et concentration en sont les axes de pratique. On parle alors d’art, d’amour, de grammaire, de méditation, de science, etc.. du Yoga rigueur et précision y sont présentes. Prendre soin de son corps et de son mental c’est sacré, contrôle physique et mental jusqu’aux phases élevées du Yoga, de l’évolution spirituelle à l’union mystique, l’enseignement se devrait d’être relatif à l’élève et au parcours de l’enseignant, basé sur les règles fondamentales les Yama, Niyama, comportements et pratiques du chercheur.

 

Tout cela ne veut pas dire que le Yoga est une religion, un dogme, mais que l’acte de se relier est un processus humain naturel ce qui demande méthode, but, culture, ou intention définie, pour parvenir à cette part de soi à découvrir, Absolue, essentielle et intemporelle. Une renaissance à soi, ce qui demande lucidité, pratique et choix c’est ce que propose le Yoga, non pas comme une croyance, mais un axe intime de transformation par soi et notre expérimentation de la vie. On pourrait dire que l’on rentre en religion dans le fait que l’on tente de se relier à cette Conscience pure. D’autres pratiques le propose, le Yoga lui est particulièrement complet, face à l’immensité de la découverte et demande nos simples appareils corps et mental. Il n’est pas cas que le Yoga soit une religion, dans le sens dogmatique du terme, il est un point de vue élevé, Darshana, transmis par les traditions pour contribuer à l’élévation du notre point de vue.     

 

L’homme par les sciences est un homo sapiens, sapiens, ce qui signifie qu’il sait qu’il sait ! Que sait t’il, qui est t’il ? Comment accéder à ces dimensions plus profondes, plus subtiles, il semblerait qu’une pratique sans excès, équilibrantes, aux recherches d’harmonie avec notre intériorité et universalité nous permette cet accès. Se joindre à des choix et ces nécessaires renoncements, ce qui ne nous semblerait plus utile en termes de comportements, pour s’ouvrir avec courage à des cercles plus vertueux, des vœux en conscience soit l’avancement spirituel conscient de tout Humain. Pourquoi ?

 

Il pourrait être dit que pour entrer en communications en soi, entre nous et avec tous les êtres vivants, non séparés, aimants et aimés, une jonction électromagnétique saine, une conscience individuel forte et souple soient nécessaires. Ainsi joints dans nos sacralités diversifiées, une universalités puisse naitre, relier, religar, religion, demanderait, communication, tolérance ce qui serait obtenu par notre propre pratique, responsable et active, un action comportementale correct dans notre quotidien. Voilà ce qu’inspire l’esprit de l’Inde avec ses nombreux Dieux, ou cultes, pratiques vivantes et tolérances entre elles, même si il n’est pas prudent d’idolâtré ou de rejeter un culture sur quelques faits, la fête de la vie et un évènement sacré dans les sociétés plus premières.

 

Les fondements du Yoga, du Samkhya sont basés sur un monde manifesté la Nature, au sens large du terme, le vivant, nous y compris, la Prakriti et le non manifesté, l’Esprit pur, le Purusha, l’homme parvenant par la maitrise de soi, par la méditation, les pratiques conscientes se lie avec ce Principe essentiel, la source, le Bienheureux selon la Bhagavad Gita. Il rentre en choix et en conscience avec la Nature, nous tous, tout être vivants, jusqu'à sa libération Mokhsa. Ceci fait appel au système des réincarnations, processus de prise de conscience, de vie, de mort, en soi physique et psychique un processus et du « travail » sur soi, dépassement des Souffrances nommées : «  Ignorance, Ego, Désir, Rejet, Peur » ce que l’on retrouve dans la pensée du Boudhisme et pas seulement  

 

Une séparation entre le monde humain et des dieux qui demandent à être relié par des choix, une détermination qui se précise, une pratique au fur et à mesure, processus si il rendu conscient est véritable. Une action qui s’établirait entre du faire et du lâcher-prise, la compréhension du Féminin dit passif et Masculin dit actif en soi des symboles qui tout deux joints dans notre vie nous mènent jusqu'à un état d’être de plénitude incarné ici et maintenant, du Je suis, Conscience, Béatitude Sat Chit Ananda. Ceci  est un vécu, perçu en ses pratiques et dans toute sa vie au quotidien. La spiritualité est vivante, un choix pour chacun. 

 

Augustin prend par ailleurs l'idée de relecture pour religar comme une « relecture de « Dieu » en soi », une méditation. Il introduit enfin dans ses arguments étymologiques sur la religion l'idée de choix, la religion devant être pour lui un « choix renouvelé de Dieu ». Pour cela, il transforme légèrement l'étymologie religere, relire et le porte en re-eligere, réélire. 

 

Le yoga par le mot sanscrit parle lui de dharma traduit par "règle, « un ordre » à établir ou rétablir par une pratique, ou la notion de karma apparaît de « cause et conséquence » dans nos agissements, comportements plus ou moins conscients, pour cela un pratique une ascèse.

Nous sommes reliés, religati, est-il dit, mais pour cela il nous faudrait nous relire, une notion d’intériorité c’est autre définition de religar.  Ce qui nous mène à la pensée du Yoga, sa définition Yug «  Jonction, lier ensemble, atteler sous le joug relier.»

Ce principe du Yoga est repris plus précisément par le dictionnaire Hachette par :

« Technique de méditation et de concentration mentale visant à placer graduellement la conscience au centre même de l’être, là où le Soi individuel, (Atman), est identique à l’Être universel (Brahman). »

L’on voit ici les similitudes dans les termes et le fait de laisser apparaître la notion de pratique pour y parvenir, ce qui rejoint la pensée des Anciens, se relier par des pratiques, intériorité, individualité, extériorité, univers, l’un mènerait à l’autre à quoi bon chercher un accès mieux que l’autre alors que l’aspect central est la conscience de ce qui, avec diverses natures et accès propre à chacun, lumineux et tolérant.

 

Le Yoga lui parle de concentration mentale pour cela, d’exercices physiques, mentaux, respiratoires, de méditation, l’application de règles universelles telles que (non-violence, vérité, honnêteté, contrôle des désirs, contentement, pureté, détachement, discipline, connaissance de soi et don de soi). Ce qui passe par un travail, une recherche au quotidien, sur le tapis, dans sa vie, avec une juste vigilance, conscience. Ceci est dans notre quotidien, un perçu spirituel qui demande une structuration de la pensée, une perception, Attention, une ascèse, un corps, un mental clair, heureux pour accéder au monde de l’Esprit pur et l’incarner dans notre quotidien, ce qui demande prudence, tempérance, force de l’âme, sagesse selon l’accès pratique des vertus cardinales, charnières, entre les mondes. C’est mondes divins, mais aussi et très directement humains, qui demande écoute, méthode pour entrer en contact pour se relier, ce qui pourrait devenir un pratique alors humaine universelles prônait par de nombreux sage la seule religion valable celle de l’Amour ce qui passe par les sagesses et traduit le mot Grec Philosophie Amour de la sagesse, un acte sacré qui demande Raison.

 

«  Le véritable Amour serait la Raison. » Nietzsche

 

Le sacré et ses pratiques voilà tout, mais il reste à s'entendre sur la notion du sacré; si l'on admet que le sacré inspire le respect et la crainte, une autre est avec la magie qui suppose audace et contrainte. La partie ésotérique et initiée reste à ceux qui la choisissent, avec ses dangers et limites, ceci demande connaissance, éthique, prudence, une partie à se séparer selon le Yoga, frein à l’évolution, nommée Siddhis, perfections. Le quotidien lui reste un lieu de conscience laïc pour tous par choix, ce qui est une valeur quand cela est pris au sens libre du culte.   

 

Il est important de se rappeler l’aspect de la liberté du choix de pratique, de culte, de rite, et ceci pour chacun. Lamartine dans extrait de Voyage en Orient : « ayant refusé d'adopter la religion du Prophète, et persécutée par les nouveaux croyants, se sera réfugiée dans les solitudes inaccessibles du haut Liban, pour y défendre ses dieux et sa liberté. »

 

Le yoga est prudent tant qu’a cette fameuse liberté et propose de renforcer et assouplir le corps, le mental pour y accéder, «  l’esprit ». Pour accéder par soi-même et le lâcher-prise à toutes nos dimensions voilà un choix pas facile, mais simple en son concept entre action et non action, prise de position et relaxation, entre Lune et Soleil, une jonction nommée Hatha Yoga. Des pratiques, la méditation, avec notre nature, en conscience elles ne doivent pas être coupées de notre culture, nos sciences, se joindre à celle de l’orient et ses approches. Nature et culture, corps et esprit, poésie et pragmatisme, manier ses contraires et paradoxes dans une posture ferme et agréable voilà le Yoga, le rire de soi et d’un grand secours, largement utilisé par les sages, chamanes, et autres enseignants spirituels que se savent bien être arrivé nul part en spiritualité, mais en pratique spirituelle, même si ils transmettent ce qu’ils sont et ce dont l’élève le pratiquant à besoins.

 

Il y des pratiques directes telles que le rapport à la nature et le monde des esprits, dites premières elles ont un abord ancestrales, respect de la nature et visions du monde des esprits y sont centrales, ce qui demande sagesse, pratiques rituelles bien comprises et non coupées de la culture locale. Il y a les prises de conscience directes comme : «  le magnétisme, qui est d'abord une force organique, mais qui devient une force spirituelle lorsqu'on l'oriente dans ce sens, elle finit par être l'organe d'une vision divine,… rite et sacrement constituent une magie sacrée, grâce à laquelle la nature devient l'organe de l'esprit. » Béguin,Âme romant

 

Un agissement religieux, une religion c’est ce à quoi on croit, ce que l’on pratique, ce en quoi l’on a foi, ce qui demande Raison et accueil prudent. Un sentiment de spiritualité, une humanité, qui se traduit par une Affection et une pratique, une ascèse, un devoir envers, don de soi. C’est la piété, un amour respectueux, sacrée, une attention méticuleuse à ce que l'on fait. Elegere, une religion vue comme une démarche de recueillement, la « relecture » est en ce sens une manière de recueillir de demander, la prière. Un processus humain conscient qui passe par des choix et qui reste intime, en conscience.

 

Ce qui laisse à nous ouvrir à une pratique vivante par choix, la notre, un point de vue à élaborer dans notre vivant, ou l’excès et le fanatisme ne sont pas, semble-t-il, l’accès à cet Amour, Bonté universelle qui à un aspect élévateur, lumineux et guérisseur.

 

La psychologie, les arts, les sciences, les thérapies, les art thérapies sont tout autant des approches de l'être, quand elles ont un aspect naturel, traditionnelles, local et culturel compris.   

 

La rencontre d’un Swami Yogi indien m’apportera cette phrase à méditer : « le corps et une maladie de l’âme ». Nous pouvons y voir ici la pensée tantrique qui joint le corps et l’esprit pour se joindre à l’âme individuelle et celle universelle, l’ÂME, une action de purification entre Terre et Ciel. Une pensée qui reste aussi très chamanique, l’homme-médecine, ce qui rejoint la pensée de Hippocrate : «  soit médecin toi-même. » ce qui mène encore à cette notion de responsabilité individuelle, de travail vers soi, dans ce principe universelle qu’est la vie.      

 

Voyons la pensée  hindouiste avec Bakhti Yoga, union définie yoga, bakhti est dérivé de la racine sanskrite bhaj qui signifie à la fois distribuer et recevoir la bakhti  est une sorte de ferveur dévotionnelle d'un fidèle pour une divinité. Selon Nârada : « Bhakti est un amour intense pour Dieu. (...) Lorsqu’un homme y atteint, il aime tous les êtres et n’en hait aucun ; ses besoins sont satisfaits à jamais. (...) Cet amour ne peut être ramené à aucun intérêt en ce monde. »

 

Les 3 autres Yoga sont Jana Yoga, le Yoga de la Connaissance, intellectuel du Discernement, le Karma Yoga, le Yoga de l’action désintéressée, Raja Yoga, la voie royale d’accès aux autres Yoga, le Hatha Yoga est l’échelle qui mène au Raja Yoga, voilà ce qu’il en est au niveau des Textes apports de Patanjali.

 

On peut retrouver là tous les biens-faits du Yoga, une action spirituelle, physique et mentale qui passe par la détente, la relaxation et des étirements, ou force et douceur physique et mentale amènent à la foi en soi en notre nature, notre expression, notre place juste en ce monde pour une action ce qui demande place, ouverture en soi, espace au nouveau par une base solide des fondements. La perception est centrale, voir par soi-même est l’axe de pratique du pratiquant de Yoga, il se situe comme un chercheur avec ses simples appareils pourrait-on dire : corps, mental dans le champ de l’expérimentation qui lui est donnée, nul par ailleurs, la ou il est. Ce qui est fondamental pour ce chercheur, par la pratique, l’union à soi, la réflexion corporelle et mentale, la méditation. La Sémantique du terme Yoga nous apprend son approche, sa pratique :

 

La racine sanskrite YUJ- signifie « atteler, unir » ou encore « reposer, arrêter ». Le mot « yoga » a, entre autres c’est très large et vient d’un champ sémantique issu du sanskrit. Les sens en sont les suivants : « 1) action d'atteler ; 2) méthode pour dresser les chevaux ; 3) mode d'emploi, technique ; 4) discipline spirituelle ; 5) râja-yoga ; 6) hatha-yoga ; 7) état d'union ou d'unité de l'être subjectif avec le suprême selon Shrî Aurobindo. »

 

Le Vedanta de Shankara, mais pas que aborde cette racine Yug, Yoga par un sens qui est d'« union » entre l'atman et le brahman. Pour le Yoga-sutra, dualiste, il s'agit au contraire de désunion, une monade spirituelle, purusha, ou nous devrions nous affranchir définitivement du monde pour cela.

 

Monade définie par: Unité primordiale, principe des êtres matériels et immatériels, c’est un état métaphysique ou spirituel qui se suffit à lui-même, état des qualités de l’élément simple, être unique, totalité close. Le vrai principe du cosmos, c'est l'Unité primordiale, source des nombres; c'est la divine Monade. Découvrir le rapport de toutes choses avec la Monade originaire, tel est précisément le but que se proposaient les pythagoriciens (L. Jerphagnon,Hist. des Grandes Philos.,Toulouse, Privat, 1980 L’étymologie est « seul, isolé » l’unité parfaite. L’âme individuelle et l’Âme universelles jointes dans notre condition humaine, notre univers, religar, unis, joints, reliés vers soi, c’est semble t’il un processus de l’être, rendu conscient, pratique il nous éveille à toutes nos dimensions . Il a été théorisé et se doit semble t’il de passer par soi, rendu libre à tout à chacun dans notre espace simple corporel, mental, conscientisé et maitrisé nous l’incarnons. 

 

Voici un tour d’horizon de tous ces mots qui ne sont pas si séparés que cela, reste à faire le lien et à être soi-même acteur, témoin et spectateur de la vie pour incarner sa propre spiritualité, son sens du sacré semblerait t’il. Il n’est pas souhaitable que rien ne nous sépare d’ailleurs, mais nous unisse, quand on voit que le mot religion, religar, relier est central. Il nous reste à former un axe de développement conscient en soi, en nos pratiques physiques, mentales pour une perception plus subtile du monde et y adapter nos modes de vies, d’échanges avec tous.

Il est souhaitable, semblerait t’il que tout cela ne reste pas que des mots, mais soit des choix, des voies, des pratiques conscientes qui nous unissent dans toutes nos dimensions. Le yoga qui est un point de vue adopte classiquement la pensée de se donner les moyens de parvenir à former son point de vue, sa pratique, avec des exercices physiques, mais pas que, ils sont aussi mentaux, méditatifs, conscients. Ils font appel à l’établissement d’une réflexion, de la science, d’une philosophie consciente, vivante, digne d’un chercheur qui partage et apprend à partager ses points de vue, dans la tolérance utile au développement de chacun, un éternel apprenti, vigilant et attentionné, Présent à soi et aux autres dans un même temps. Ce qui va avec l’humilité nécessaire vers cette conscience de nos différentes dimensions, notamment celle du sacré, qui semble-t-il demande pratique et s’aborde dans notre quotidien, s’intègre à notre plan ordinaire, non séparé, religar, relier, « un apprenti sage ».

 

L’aspect religieux, religion est souvent rattaché à la notion de croire en Dieu, ou pas ?

 

Laissez-moi vous raconter cette histoire que l’on m’a racontée. Se posant la question de : « est ce qu’il existe ou pas ? », deux hommes, amis, voulant répondre à cette question se sont mis en quête de voir un Yogi saint homme, sage habitant la forêt.

L’un des deux hommes, bouddhiste, dit spirituel, philosophe, religieux, posa la question. « Est-ce que Dieu existe ? » Le Yogi répondit : « Non Dieu n’existe pas. »

L’autre, homme d’affaires, dit matérialiste, non-croyant dit : « Dieu existe-t-il ? » Le Yogi répondit : « Oui Dieu existe. »    

 

Tout ceci ne pourrait se résumer au fait de croire, ou pas, mais bien de vivre cela, de voir cela en soi et en tout être ceci est couramment exprimé par les sages de l’Inde, mais pas que. Le fanatisme, le "isme" à la fin d'un mot, ou dans des propos, pensées, actes, paroles devrait nous rendre prudent, tempérant, développant notre propre force d'âme, ceci dans une action juste de vie au quotidien et dans nos pratiques physiques, mentales, spirituelles tendant à des voies du milieu telles que le Yoga, tolérantes, et bienfaisantes par soi et notre ascèse, pratiques choisies, axe de philosophie, dans son sens grec premier Amour de la sagesse. La pensée du Yoga, l’union serait : « la maintenant es tu conscient ou pas ? Qui suis je ? ». L’aspect du chercheur serait intime, et respectueux de toutes approches qui le resteraient aussi, car la conscience à ce sujet est centrale et soumise à son premier principe pour atteindre la Vérité : « non-violence ! ». Ce qui ne veut pas dire qu’il y a mollesse à ce sujet mais bien fermeté agréable.

 

Henri Cavernes

Enseignant de Yoga

 

Sources Cnrlt, Wikipédia